25 Janvier 2019

Argos

Argos est un système de localisation et de collecte de données embarqué par satellite, qui permet d’assurer un suivi de l’environnement et des espèces animales. Créé en 1978, Argos repose sur un dispositif de balises, en liaison radio permanente avec plusieurs satellites.

Mesurer les variations de température, de courants et de salinité des océans, surveiller l'activité des volcans, mesurer l’évolution des glaces de l’Arctique, suivre les migrations animales, aider à la gestion du transport maritime… Autant d’applications permises par Argos, ce système satellitaire de localisation et de collecte de données, dont le nom fait référence au géant Argos de la mythologie grecque, célèbre pour ses 100 yeux. Concrètement, Argos repose sur un système de balises dotées d’émetteurs radio (les fameuses « balises Argos »). Chaque balise est installée sur « l’objet » dont l’activité doit être suivie : bateau, bouée, animal, oiseau, cétacé, tortue, sommet montagneux…. Les signaux émis par la balise sont captés par les instruments Argos, qui orbitent en permanence autour de la Terre à bord de plusieurs satellites. Une fois enregistrés, ils sont alors renvoyés vers un centre de calcul.

Créé en 1978 à l’instigation du CNES et de l'Agence américaine d'étude de l'atmosphère et de l'océan (NOAA), Argos est aujourd’hui exploité au niveau mondial par l’entreprise CLS (Collecte Localisation Satellite), une filiale du CNES. Le CNES est l’architecte système et le maître d'ouvrage du développement des composantes sol et bord. Quant à la réalisation des équipements embarqués, elle a été confiée à la société Thalès Systèmes Aéroportés. Depuis sa mise en activité en 1978, trois générations d’instruments Argos se sont succédées : Argos 1, 2 et 3 lancés sur les satellites des partenaires du CNES : la NOAA donc mais aussi EUMETSAT qui a rejoint le programme en 2007 et l’ISRO qui l’a rejoint en 2007. La quatrième génération d’instruments Argos 4 volera dès le début de 2020. En parallèle le CNES investit sur l’avenir et a développé un démonstrateur Argos-Néo, un instrument miniaturisé basé sur des macro-composants issus du marché de masse des télécommunications et qui sera embarqué sur le nanosatellite ANGELS (lancement prévu en octobre 2019).